Yacht club
A l’heure où minuit sonne
Sex on the Beach
Pourvu que ça dégomme
Homard, caviar, champagne à gogo
Cacou, t’as du fric et c’est tout
Tu dois bien t’emmerder sans poux
Cacou, t’as des meufs et c’est tout
Tu dois bien t’emmerder sans nous
Tu dois pas t’emmerder pas nous
Danse sur ta prison sur mer
Mais si tu t’en échappes, sois sûr,
Qu’on te sucera à terre

La nuit tombe directe, je suis en quête d’un hôte compatissant, du style qui ne se prendra pas la tête pour un don libre et pourtant...ça fait des plombes que je tournoie sans cesse, rien à me coller sous la dent, j’ai des crocs de malade, c’est pas la fête, être moustique est harassant. Mais qui de vous mettra fin à cette dalle d’ascète, à ma soif de sang ? Je sais, j’ai l’air frêle et secret des insectes insignifiants, mais j’ai le charme discret des êtres légers, futiles comme le vent. Mes ailes me portent en avant, lumière toujours droit devant. J’hésite à plonger dans ce spectre où l’odeur des corps m’enivre dangereusement, mais c’est ça où je crève dans l’instant. Une nuque en attente, un goût de peau et ta chaleur intense me prend dans un étau, m’explose en miette. Accorde-moi cet instant ou claque-moi comme un taon.

Encore un pas de côté
L’air serein
Tout est pareil
Faire comme si de rien n’était
Comme si c’était l’été
Conserver l’équilibre
A équidistance
Sur cette branche gelée
Tout juste avant l’envol
Tangue encore
Agile fringillidé
Quand la bise sonne
Le froid nous cartonne
Figés dans nos bottes d’acier
Le lac s’écroule sous nos pieds
Fragile hominidé

1.2.3 !
Aérobic
Dit-moi si ça t’excite
De te balancer
D’arrière en avant
Les jambes pliées
Les bras tendus devant
Fessiers serrés,
Minou frisé
Descends

Aérobic
Dit-moi si ça t’excite
De te mater
Dans le miroir d’en face
Histoire d’en chier
Après t’auras ta glace
Inspiration
Transpiration
Expiration
Expiation

Aérobic
Dit-moi si ça t’excite
De cracher les toxines
Les frites de la cantine
Une courte vie d’effort
Ne fais pas le mort
Libère les endorphines
Encore

Allez 1.2.3 !
Ton corps est ton combat
Te voilà devenu toi
Craquant comme un petit chat

Pas le temps
Tic-tac taquet dedans
Pas le temps
Tactique brève et pourtant
Mais moi, je crois que j’en ai rien à foutre
Je fais la nique à la grande ourse
Comme un requin marteau qui tousse
Comme une anguille se la coule douce

Echec qui tombe à pic piqué en boucle

Tu tiens ça déraille
Faut tenir le rythme
Y faut que ça aille
Casse-toi les dents
En bout de course

Marathonien fébrile
Médaille d’argent
Podium en argile
Les pieds devant
Ta peau contre un ticket gagnant

Encore une fois cette putain de barre plantée, vissée au crane. Une gueule de bois ? Triste trophée des soirées de cocagne. Mais non, je suis restée avec mon chat, cloitrée chez moi comme une nonne à la cool. Je me paye une gueule d’enterrement, sans doute à cause de ce rencard emmerdant. Ça sonne, ça sonne ! C’est la panique quand le réveil cogne ! Blues des lundis joyeux, blues des lundis heureux.

Bang Bang, ce soir je sors
Cocktail lèvres givrées
Vision en technicolor
Précipité aux veines gonflées
Je bois, je vois, j’ai tord
Ça me retourne, j’en redemande encore
J’aurai mieux fait de rester chez moi
Pour un doc’ sur les ours en Alaska
Ça jaillit comme un éclair
Vitrines brisées
Ventres à terre
Western à deux pas de chez moi/toi
Ça jaillit comme un éclair
Ventricules pieds
Ventres à terre
On se croirait au cinéma
Pink Soda quel cauchemar
Mais j’ai pas payé pour ça

Carcasse cassée sur océan de glace
Là où rien ne se passe.
Les yeux rivés sur méga fête sidérale
Pas invitée au bal.

Ours polaire
En surface
Figé sur place
Dans la nuit
À plein temps
C’est chiant
Attend

Mais ta chaleur fend mon armure poil d’argent,
Dragon solaire qui me libère du désert blanc
Amant stellaire
A tes feux inconscients.

Quizz !

Planté au fond d’un cul de sac en friche
S’élève un bunker en ruine
La porte en fer en guise de Cerbère
S’ouvre à ceux qui savent faire

Quizz !

C’est qui, c’est quoi, ce peuple étrange
Aligné au tiroir-caisse
Chacun s’affaire à redresser sa mèche
Avant qu’elle ne s’affaisse

« Je suis une assemblée en sabbat, je suis l’esprit de la fiesta »

Une lumière borgne sur un groove qui cogne à s’en faire pêter la tête
Une piste en transe, des murs qui tremblent et des moves qu’en jettent

« Je suis une assemblée en sabbat, je suis l’esprit de la fiesta »

After disco
Mate la belle gueule à ta droite
Ce soir on serre, des culs de la bière
Ce soir c’est champagne
Pour les potes qui m’accompagne
A la teuf du dernier métro
Le bar prend pas la carte platine, c’est soirée privée où j’hallucine ?